La différence entre savoir et vouloir
Nous pouvons connaître de belles vérités, les chanter, les proclamer, les réciter. Nous pouvons même connaître les promesses de Dieu. Pourtant, entre savoir ce que Dieu promet et vouloir voir ces promesses s’accomplir dans notre vie, il existe une vraie différence. Beaucoup possèdent une connaissance biblique réelle, mais sans expérience concrète de cette parole au quotidien. Ils savent que Dieu agit, mais ne vivent pas cette réalité personnellement.
Nous savons que tout est possible. Mais vivons-nous réellement dans cette conviction ? Très vite, nous nous heurtons à nos limites rationnelles, à notre logique humaine, à nos raisonnements cartésiens. Nous savons que tout est possible, mais avons-nous le réflexe de placer notre foi dans le Dieu Tout-Puissant ? Avons-nous cette proximité avec Lui qui nous pousse à tourner constamment nos regards vers Lui dans tous les domaines de notre vie ?
Du savoir au vouloir : un mot de trois lettres
Dans Matthieu 11, Jésus distingue ceux qui entendent sans agir, et ceux qui entendent puis se saisissent du Royaume avec détermination.
Entre le savoir et le vouloir, il y a un petit mot de trois lettres : foi.
La foi est l’entrée dans le vouloir.
« Tout est possible à celui qui croit. » – Marc 9:23
Ce n’est pas une promesse vague adressée à tout le monde indistinctement. C’est une invitation adressée à celui qui croit. Le verbe croire crée un pont entre ce que nous savons et ce que nous voulons vivre. La foi n’est pas aveugle : elle s’appuie sur la parole de Christ. Elle repose sur une vérité entendue, reçue, puis saisie avec confiance. La foi devient alors un mouvement volontaire. Elle pousse à avancer, à attendre l’accomplissement de ce que Dieu a annoncé, à saisir les réalités invisibles du Royaume.
Une foi qui s’exprime
Dans Marc 9, le père d’un enfant possédé s’écrie : « Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! » Ce passage montre que la puissance de Dieu ne dépend pas d’un “grand niveau” de foi. Jésus dira lui-même qu’un peu de foi peut déplacer des montagnes.
Ce qui compte, c’est une foi sincère, vivante, exprimée.
La Bible dit : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé. » – 2 Corinthiens 4:13
Ceux qui ont obtenu quelque chose de Jésus dans les Évangiles ont souvent crié vers Lui : Bartimée, les aveugles, la femme cananéenne, Jaïrus, les lépreux… Leur foi ne restait pas enfermée dans leurs pensées. Elle sortait de leur bouche. Elle devenait appel, démarche, persévérance. La question demeure aujourd’hui : ta foi crie-t-elle plus fort que tes peurs, tes raisonnements, les mensonges et le bruit du monde ?
Le Père aime connaître notre volonté
Jésus dit : « Demandez, cherchez, frappez… » – Matthieu 7:7
Dieu connaît tout. Pourtant, Il désire que ses enfants viennent à Lui. Il veut la relation, pas une simple distribution automatique de bénédictions.
Lorsqu’Il demande à l’aveugle : « Que veux-tu que je te fasse ? », ce n’est pas par ignorance. C’est pour faire émerger le désir, révéler la volonté, inviter à la foi active. Comme un père aime entendre son enfant exprimer ce qu’il porte dans son cœur, Dieu aime que nous lui présentions nos désirs, nos besoins, nos combats.
Le danger de l’apathie spirituelle
L’un des pièges les plus fréquents est l’endormissement spirituel.
Peu à peu, on relativise tout :
- prier davantage ? inutile
- jeûner ? excessif
- s’engager davantage ? trop radical
- croire pleinement à certains passages bibliques ? exagéré
Résultat : une foi sans intensité, sans témoignage, sans attente réelle de l’action de Dieu. Hébreux 6 nous exhorte pourtant à garder le zèle, la persévérance et l’espérance jusqu’au bout. Une vie chrétienne passive finit par perdre sa force.
S’aligner à la volonté de Dieu est un combat
Oui, Dieu a une volonté bonne et parfaite. Mais s’y soumettre chaque jour n’est pas automatique.
Jésus lui-même a prié :
« Non pas ma volonté, mais la tienne. » – Luc 22:42
Il y a des moments où l’obéissance devient un combat intérieur :
- demander pardon
- renoncer à quelque chose
- changer de direction
- faire confiance malgré l’inconfort
- accepter le timing de Dieu
Tant que notre volonté résiste, certaines situations restent bloquées. Mais lorsque nous fléchissons devant Dieu, des portes s’ouvrent. Jacob en est un exemple marquant : après avoir lutté avec Dieu, il entre dans une nouvelle saison de vie et reçoit une nouvelle identité.
Vouloir ce que Dieu veut
Certains se demandent : Pourquoi exprimer mes désirs si c’est toujours la volonté de Dieu qui compte ? Parce que la vie spirituelle n’est pas l’effacement de la volonté humaine, mais son alignement progressif avec celle de Dieu.
Jésus nous enseigne dans le Notre Père :
- Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel
- Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien
Autrement dit :
- soumets ta vie à Dieu
- exprime aussi tes besoins réels
Les deux dimensions vont ensemble.
Conclusion : ta volonté grandira en t’approchant de Dieu
Philippiens 2:13 déclare : « C’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. »
Plus tu t’approches de Dieu :
- plus ton désir de Lui obéir grandit
- plus ta volonté se fortifie
- plus tes choix s’alignent avec ses plans
- plus l’impossible recule devant sa puissance
L’obéissance par la foi ouvre le potentiel divin. L’intention de ta volonté permet à ta vie de porter du fruit. L’alignement entre ta volonté et celle de Dieu ouvre des chemins nouveaux. Ne reste pas loin de Dieu. Car loin de Lui, la volonté s’éteint. Mais près de Lui, elle renaît, se fortifie et entre dans le possible.