Un conflit avec un frère dans l’église ? Que faire ?


Il se peut qu’une parole vous ait blessée mais que le chrétien qui vous a blessé ne s’en soit pas rendu compte. Une barrière se pose alors dans votre cœur par rapport à cette personne. Et s’il le fait sciemment, c’est une situation de conflit. Quelle attitude avoir ?

Le réflexe humain est de couper les ponts avec la personne même si elle ne comprendra peut-être pas votre coupure par rapport à elle. L’habitude charnelle est de s’éloigner. Mais comment faire lorsque vous serez ensemble dans le même lieu, à savoir l’église ?

Resterez-vous chez vous en attendant que ça se passe ? Ou serez-vous hypocrites en étant hypocrite devant Dieu aussi ?

Aucune de ces deux hypothèses émises n’est biblique mais se retrouve tellement de fois. Et l’on s’étonne qu’il ne se passe plus rien dans l’église, dans notre vie… Dieu répond selon votre bêtise et il n’aime pas les hypocrites.

Marc 7/6 : « Jésus leur répondit : Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. »

Même si vous êtes la victime, vous pouvez avoir une mauvaise réaction et devenir répréhensible devant Dieu. Dans 80% des conflits, les deux parties ont des torts et l’objet de la dispute est minime voire ridicule par rapport aux réactions disproportionnées des uns et des autres. Ne vous laissez pas aller à vos émotions de colère, de tristesse. N’ouvrez pas votre cœur à l’amertume et à la haine qui viennent du diable mais demandez-vous que ce que dit Dieu sur cette situation. Direction la Parole de Dieu :

Matthieu 18/15-18 : « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Eglise ; et s’il refuse aussi d’écouter l’Eglise, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain. Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. »

Il y a des conséquences spirituelles à ce que vous lierez dans votre cœur. Aujourd’hui, Dieu vous invite à délier le non-pardon de votre cœur, à détacher les chaînes de la méchanceté qui vous a atteint. Le temps ne change rien, apprenez à communiquer. Jésus n’a pas attendu pour accorder son pardon. Alors qu’il était sur la croix, au cœur des ténèbres, il a prononcé cette parole qui a ouvert le ciel : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort. » Luc 23/34.

Pour ceux qui savent qu’un frère ou une sœur a quelque chose contre vous, allez le voir et chercher le lien de la paix et de la réconciliation, autant que cela dépende de vous (Romains 12/18) et non pas de l’autre ! Faites le premier pas.

Matthieu 5/23-24 : « Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande. »

Mais ce n’est pas tout. S’il y a eu des torts réparables, réparez-les ! C’est essentiel. Il faut assumer les conséquences de ces actes. Car on a souvent l’autre réflexe à l’extrême spirituel que Dieu va régler tous nos problèmes. Certes, il est souverain et il peut le faire mais c’est quand même en premier lieu  à nous de chercher à régler les choses.

Proverbes 10/12 : « La haine excite des querelles, Mais l’amour couvre toutes les fautes. ».

La clé pour mettre fin au conflit, c’est l’amour. S’il n’y a pas de réel amour fraternel, sans méfiance, sans suspicion…le conflit peut sembler terminer mais le fonds du cœur n’est pas changé et le pardon n’est pas entier. Et cette base sera le tapis pour de nouveaux conflits dès la première étincelle.

Comment aimer de nouveau ? Avec l’amour divin qui pardonne sans condition.

1 Jean 4/20 : « Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? »

Il faut une logique entre ce que l’on dit et comment on le vit. La cohérence de notre foi se montre dans nos actes d’amour entre chrétiens. Et cela contribue au témoignage extérieur. C’est au signe d’amour que le monde pourra dire que nous sommes de vrais chrétiens car nous vivons ce que nous disons. Un discours vrai, une attitude cohérente attirent l’approbation de tous.

Alors, résumons :

  • Ne vous laissez pas aller à vos émotions
  • Considérer ce que dit la Parole de Dieu
  • Apprenez à dialoguer et à régler le plus vite possible les conflits
  • Recherchez la paix autant que cela dépend de vous
  • Manifestez le pardon et l’amour vrai grâce à l’exemple de Christ.
  • Assumez et réparez vos erreurs
  • Soyez cohérents avec ce que vous déclarez

Benjamin LAMOTTE

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