Comme un enfant… 1


Matthieu 18/1-6 : «  En ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus, et dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, et dit : Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même. Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer. »

Qu’est-ce qui caractérise un enfant ? Sa joie, sa spontanéité, son inconscience de tout le monde qui l’entoure, son ignorance des affaires de la vie et des charges quotidiennes, sa naïveté à la vie…

Jésus nous invite à être comme des enfants pour recevoir le royaume de Dieu et entrer dans le royaume des cieux. Il nous faut la foi d’un enfant qui croit tout ce qu’on lui dit. Nous ne devons avoir aucune réserve pour croire tout ce que la Bible nous dit.

C’est comme cela que nous saisissons et vivons ses promesses.

Les enfants ne s’embarrassent pas des choses de la vie. Les enfants ne s’inquiètent pas pour le lendemain. Il y a de nombreux domaines qui doivent changer. Ce n’est pas pour autant une régression !

C’est une position privilégiée. Nous aimerions tous rester enfant ! Nous sommes protégés par nos parents, par des adultes bienveillants et en même temps, nous savons qu’ils nous sont supérieurs, ils sont au-dessus de nous.

Nous sommes aussi protégés par notre Père céleste

Psaumes 131/1-2 : « Eternel ! je n’ai ni un cœur qui s’enfle, ni des regards hautains ; Je ne m’occupe pas de choses trop grandes et trop relevées pour moi. Loin de là, j’ai l’âme calme et tranquille, Comme un enfant sevré qui est auprès de sa mère ; J’ai l’âme comme un enfant sevré. »

et nous n’oublions pas qu’il est au-dessus, supérieur. D’où la qualité de l’humilité soulignée par Jésus « qui se rendra humble comme ce petit enfant ».

Notre relation avec Dieu doit être simple au travers de la prière, il nous connait parfaitement.

Nous assistons à une contradiction apparente lorsque nous lisons l’apôtre Paul.

1 Corinthiens 13/11 : « Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant. »

En fait, les mots en grec ne sont pas les mêmes et c’est là que prend toute l’importance de la bonne interprétation des Écritures avant de crier au scandale ! Jésus parle d’enfants ayant la capacité de parler, de s’exprimer et ce mot est même utilisé pour désigner les serviteurs, on revient à l’humilité relevée par Jésus. Quant à Paul, il parle d’enfants qui n’ont pas encore la capacité de parler. Nepios en grec (ne = négation, et pios = parler, qui ne sait pas s’exprimer). Il parlait comme un enfant au tout début, les enfants balbutient, baragouinent des choses incompréhensibles.

Soyons sérieux sans se prendre au sérieux

Soyons des enfants sans se prendre pour des enfants

Dans le contexte du chapitre 13 de 1 Corinthiens où le thème est l’amour, nous devons le développer. Je ne reste pas au stade de l’enfant. Je dois apprendre à supporter, à aimer à mon tour…

Je dois progresser dans la vie de l’Esprit. Le balbutiement du parler en langues n’est plus, je dois progresser et développer en exprimant le fruit et les dons de l’Esprit avec une pleine assurance et pleine conscience de ce que je dis, dans l’équilibre de la Parole de Dieu et en cohérence avec celle-ci.

Paul dit que nous voyons comme au travers d’un miroir. Dieu ne nous fait pas tout connaître. C’est lui le Père qui sait tout, qui décide, qui conseille, qui encourage, qui nous pousse à aller vers l’excellence, qui nous éduque ! Heureusement que nous ne savons pas tout. Dieu n’est pas un père méchant qui punit pour se faire plaisir. Il nous donne des limites afin que nous restions dans la bonne voie.

Proverbes 3/12 : « Car l’Eternel châtie celui qu’il aime, Comme un père l’enfant qu’il chérit. »

Dieu nous aime comme un père et nous devons l’aimer comme des enfants reconnaissants. Ayons donc la foi d’un enfant mais grandissons spirituellement.

Benjamin LAMOTTE


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