Besoin d’espoir devant le découragement

Lire Luc 24/13-35

L’espoir s’est évanoui

v.21 : « Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël »

Nous espérions, cette conjugaison est la marque du passé. Maintenant, les disciples n’espèrent plus rien puisque Jésus est mort. Et même les nouvelles de la résurrection ne les atteignent pas. Ils sont noyés dans la tristesse car leur espoir s’est évanoui.

Longtemps ils ont cru que Jésus les débarrasserait des envahisseurs romains, qu’avait sa toute puissance, il balayerait cet ennemi redoutable comme il avait pu chasser les vendeurs du temple ou encore envoyer le feu du ciel pour les détruire tous.

Qui est dans la même tristesse que les disciples devant l’espoir de voir votre situation changer, votre maladie guérie, les portes pour un emploi, la réponse de Dieu dans ce temps-là, de cette manière-là.

C’est là qu’est tout le problème !

Comment bien espérer ?

Les disciples ont mis leur espoir en Jésus dans une direction particulière, une intention qui leur appartient : ils ne voyaient que la venue de Jésus pour la délivrance d’Israël pour cette époque, cette génération et une délivrance physique.

Mais ce que Jésus leur a enseigné et qu’ils n’ont pas compris, c’est que la venue de Jésus est bien plus grande : v. 26-27 « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. »

Jésus a bien délivré Israël et le reste du monde et pour toutes les générations au travers de la croix !

Mais leur espoir était placé ailleurs comme le vôtre. Vous placez votre espoir en Jésus pour une intention qui vous appartient ! En priant, vous avez dans la tête le plan du déroulement de l’exaucement et vous ne voyez pas les mille et une manières pour Dieu de répondre à votre requête.

Dieu veut nous bénir mais nous bloquons sa réponse parce que notre espoir de réponse se trouve dans un champ de vision restreint. Si vous êtes dans cette situation, demandez à Dieu d’ouvrir vos yeux : v.31 « Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent »

Prenez du recul et de la hauteur sur votre vie, et regardez spirituellement plus loin et plus haut comme Dieu voit. Ainsi votre espoir s’élargira et vous laisserait à Dieu le soin d’agir comme il VEUT. Une pointe d’espoir rejaillira comme dans les disciples. Nous connaissons notre Dieu et nous savons reconnaître la voix du Bon Berger. Et ce Berger sait mieux que tous comment s’occuper de ses brebis. Qui a déjà vu une brebis dire au berger ce qu’il a à faire ?

Et l’espoir reviendra

v.32 « Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Ecritures ? »

Lorsque votre cœur brûle, c’est que l’espoir est en vous !

Votre cœur brûle-t-il à l’écoute de la Parole de Dieu ? (que ce soit par la lecture de la Bible, la prédication, les dons spirituels…)

Quand vous entendez : « Jésus est ressuscité ! », cela fait-il brûler votre cœur ?

Quand vous entendez : « Jésus revient sur les nuées ! », cela fait-il brûler votre cœur ?

C’est l’espoir qui doit nous animer !

Une vie chrétienne sans espoir est finie, tuée dans l’œuf. Comment pouvez-vous vivre dans l’attente du retour du Seigneur sans espoir ?

1 Corinthiens 15/17-19 : « Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ sont perdus. Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. »

Vous croyez que Jésus est ressuscité ? Ne vivez pas avec lui comme s’il était encore mort sur la croix !

Sa résurrection nous fait participer à sa victoire sur la mort, sur les ténèbres, sur le péché, à sa vie, à sa gloire, à son autorité, à son intercession pour nous, à son règne puissant sur les nations…

L’espoir nous fait vivre

Alors que le découragement nous pousse à ne plus rien demander à Dieu et à nous replier sur nous-mêmes, l’espoir qui est dans nos vies nous pousse à parler, à agir : v.33-34 « Se levant à l’heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et ils trouvèrent les onze, et ceux qui étaient avec eux, assemblés et disant : Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon. »

Pour témoigner à notre prochain, notre parole doit être assaisonnée de sel, d’espoir ! (Colossiens 4/6). Il faut transmettre ce réel espoir de salut et de bénédiction en Dieu. Comment voulez-vous conquérir un pays par le découragement ? Ce n’est pas possible.

Marchons en espérant de nouveau dans les bontés et les compassions de notre Dieu. Ne fabriquez pas de plan sur comment Dieu va faire. L’espoir va avec la confiance, remettez toutes choses entre les mains de Dieu et laissez-le faire. Et si la réponse tarde, attendez-la.

Oui, l’espoir nous fait vivre car l’espoir, c’est Jésus et il vit en nous !

Prière : « Seigneur, alors que le découragement prend la place sur l’espoir, je te demande d’ouvrir mes yeux et de voir comme toi tu vois. Renouvelle en moi l’espoir. Change ma façon de prier et permets-moi de transmettre l’espoir autour de moi. Je crois que tu es ressuscité, que tu nous donnes le salut, la vie éternelle et que tu reviens bientôt pour me chercher. »

Benjamin LAMOTTE

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